Droit dans ses bottes, le pouvoir gouverne contre son peuple. Dans un déchaînement
médiatique, les ministres, les ténors de l’UMP multiplient les mensonges et les manipulations.
Comme par hasard les débordements et les casseurs font leur apparition. Dans de nombreux
endroits, il y a eu des provocations. Que cherche Sarkozy ? Il veut pousser les citoyens à se
tromper de colère. Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP déclare qu’un durcissement
ne joue pas forcément contre son camp : "Ce sont les Français qui souffrent de ces blocages,
ce sont eux qui seront juges."
Le choix de la droite qui cherche à pourrir la situation, oblige encore plus le mouvement social,
les salariés, les jeunes, à une grande responsabilité et à innover dans les modes d’action. Il
s’agit de maintenir et développer encore plus le formidable mouvement populaire qui refuse la
casse de nos retraites. La droite voudrait renverser la situation. Ne lui laissons pas ce plaisir !
Car même si l’UMP espère savourer l’adoption de la loi sur la retraite à 67 ans, ils savent que
cela sera éphémère. Notre peuple a déjà lancé la bataille pour la reconquête de la retraite à 60
ans à taux plein, avec de nouveaux modes de financements et la question de l’emploi au coeur
du dispositif. Ce Front populaire pour nos retraites et pour nos vies commence aujourd’hui.
Donnons lui de l’esprit de suite.

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La Police dénonce la voyoucratie Sarkozyste
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1 - Garantir et dévelop­per le système de re­traite par répartition. Ce système a fait la preuve de son effica­cité depuis plus de 60 ans. Il a permis de sortir de la misère des millions de retraités. Grâce à la cotisation, une part de notre salaire est mise en commun, socialisée. On imagine pourquoi la droite et le MEDEF tentent de casser ce système de solidarité entre les générations, entre les pro­fessions.

 


2 - Des droits sociaux nouveaux : retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète. Augmen­tation des retraites pour at­teindre au minimum le niveau du SMIC. S’attaquer résolu­ment aux inégalités hommes/femmes. Pour les jeunes, valider les an­nées d’études après le BAC. Pour les salariés victimes des suppressions d’emplois, validation des années de chômage et de précarité. Pour tous, validation des pé­riodes de formations et de stages. Avancer l’âge de la retraite pour les travailleurs handicapés.

 


3 - Des financements nouveaux articulés à une nouvelle poli­tique de développe­ment de l’emploi.

 

a) Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques. Rien que pour l’année 2009, ces revenus s’éle­vaient à 305 milliards d’euros. Cet argent provient du travail des salariés. Il est gâché sur les marchés boursiers, responsables de la crise. Ces richesses concentrées par les banques et quelques milliers de grands actionnaires, ne servent pas l’emploi, la recherche, les services publics… Il faut réorienter cet argent vers le développement, les salaires et la protection sociale. Une cotisation au même taux que celle sur les salaires rapporterait 75 milliards d’eu­ros dans les caisses de la Sécu­rité Sociale dont 24,5 milliards pour les retraites. On le voit, il y a de l’argent, il y a des solutions de financement, contrairement  à ce que dit le gouvernement.


b) Instaurer un Bonus/Malus pour les cotisations (modula­tion de l’assiette de cotisations). 

Malus pour les entreprises qui suppriment ou précarisent les emplois, font des placements financiers. Bonus pour les en­treprises qui investissent dans l’emploi, la formation...


c) Suppression des exonéra­tions des cotisations sociales. 33 milliards d’euros en 2009 ; Depuis 1992, 295 milliards d’argent public ont été donnés aux entreprises sans résultat pour l’emploi. Nous proposons d’affecter une partie de ces sommes pour impulser dans les régions et sur l’ensemble du territoire une véritable politique d’inves­tissements créateurs d’emplois.

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Mardi 12 octobre 10 h 00  Place Carnot à Epernay

 

Début octobre, 3 millions de manifestants ont dit leur refus de la casse de la retraite à 60 ans, soutenus par 71 % de nos concitoyens.

Sarkozy et Fillon tentent de passer en force. Ils utilisent le mépris plutôt que le dialogue. L’UMP, le MEDEF et le Front national applaudissent.

A l'inverse, les syndicats unis sont déterminés à faire céder le gouvernement. Et plus le pouvoir s’entête, plus la la mobilisation s’amplifie.

 


 

Zone de Texte: Les mensonges de l’UMP : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer » disait Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République le 6 avril 2007. Le 2 mai 2007, interrogé s’il augmenterait l’age de départ à la retraite, le même déclarait : « Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela »… Ne pas se faire voler nos bonnes années de retraite ! Les salariés tiennent aux 60 ans parce que l’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes. Et 59 ans our les ouvriers…

 

Non au recul de société !

 

Retraite à 62 ans ou à 67 ans à taux plein : nos vies seraient mises à mal. Le projet sarkozyste est totalement injuste car il fait reposer l’effort sur le monde du travail et des retraités. Les puissances industrielles et financières sont quasiment exonérées. Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale et des retraites.

 

Les moyens existent pour financer une bonne retraite à 60 ans pour tous.

 

Au premier semestre 2010, les profits des seules entreprises du CAC 40 ont augmenté de 85 % (42 milliards d’euros). Où va cet argent ? Sur les marchés financiers. Il n’y aura rien pour les salariés, rien pour les services publics, rien pour la protection sociale, des miettes pour la recherche, et rien pour les retraites ! Voilà le problème !

 

Rien n'est joué

 

Le débat parlementaire se poursuit au Sénat. Même si les sénateurs de droite votent tout ou partie du texte, rien n’est joué. Car ce qui a été fait peut être défait. Cela a été le cas en 2006 quand la mobilisation a obligé De Villepin à abandonner le contrat première embauche (CPE). La loi avait pourtant été votée et promulguée.

 

 

Un déficit organisé…

 

Zone de Texte: Travailler plus longtemps ? Une aberration 6 seniors sur 10 sont hors emploi à l’heure de la retraite… 25 % des 15/24 ans sont à la recherche d’un emploi.En 2003 déjà, Fillon promettait que sa réforme « sauvegarderait » le système… La vérité est que les réformes successives dégradent le niveau des pensions, creuse les inégalités entre les femmes et les hommes. Sous prétexte de sauver les retraites, l’UMP casse le système. La droite veut pousser les salariés à se tourner vers les assurances privées.

Zone de Texte: Attention zone de turbulence ! Depuis des mois, l’UMP essaie par tous les moyens de diviser, de nous manipuler. Plus le mensonge est gros… On connaît la chanson. Ils voudraient que l’attention des Français se tourne davantage vers les campements de Roms qu’en direction des questions sociales, ils voudraient que le mouvement social s’essouffle ou dérape pour le couper de l’extraordinaire soutien populaire. Mais rien n’y fait. Les citoyens ne tombent pas dans le panneau. Ils réfléchissent, discutent, confrontent les opinions. Continuons de diversifier nos sources d’information.Le déficit des retraites est une réalité, mais il est le résultat de choix politiques, d’un manque de financement. La haute finance est ainsi exonérée de toute participation à l’effort social. Les déficits des retraites ou de la sécu, volontairement entretenus, servent d’argument « choque » pour tenter d’imposer des reculs.

 

Il y a des solutions alternatives

 

Fillon répète qu’il n’y a pas d’alternative. C’est faux !

Plus de 200 000 citoyen-nes ont par exemple signé une pétition pour soutenir une proposition de loi alternative des parlementaires communistes et du PG. Il s’agit de :

 

1. Désintoxiquer notre économie de la finance en créant une cotisation des revenus financiers des entreprises et des banques à un taux de 9,9 % = 30 milliards de recettes supplémentaires.

 

Zone de Texte: Ils ne s’arrêteront pas à 67 ans La retraite par répartition est financée par la cotisation. C’est du salaire mis en commun, socialisé. Depuis de longues années, le MEDEF et la droite veulent baisser notre salaire socialisé et mettre la main sur l’argent de nos retraites. Ils cassent le système et les 67 ans ne sont qu’une étape. Déjà en Grande-Bretagne, c’est 68 ans, en Italie ce sera 69 ans…2. Favoriser l'emploi et les salaires, bases du financement des retraites. Il faut instaurer une modulation des cotisations patronales : leur taux serait d'autant plus augmenté que les entreprises joueraient contre l'emploi, les qualifications, les salaires. Il faut stopper les exonérations de cotisations sociales patronales. Cela dégagerait 30 milliards d'euro, dont une partie pourrait être utilisée pour stimuler le crédit pour les investissements créateurs d'emploi.

 

3. Promouvoir la justice socialeen supprimant le bouclier fiscal et en augmentant les contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

 

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La retraite à 60 ans

est en danger

 

Rassemblons nous pour lancer un collectif unitaire à Epernay

 

jeudi 10 juin de 11 h à 13 h 30

 

place Hugues-Plomb (en face de la Poste)

 

Témoignages, musique, barbecue, champagne…

 

Ont déjà répondu présents :

 

Pierre Martinet, maire de Mardeuil, Karine Jarry, Conseillère régionale, Serge Iseli, secrétaire de l’UL CGT, et de nombreux salariés et syndicalistes.

 

Notre système de retraite c’est du salaire socialisé, c’est de la mise en commun. Depuis de longues années, le MEDEF et la droite veulent casser ce système et mettre le grappin sur l’argent de nos retraites. Ils veulent baisser notre salaire socialisé. Les immenses richesses que les salariés produisent dans les entreprises doivent aller au financement de nos retraites et pas dans la poche des banques et des actionnaires. L’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes. Ne nous faisons pas voler les meilleures années de la retraite par ceux qui boursicotent et qui sont les seuls responsables de la grave crise économique actuelle.

 

Retraite à 60 ans,

pas un an de plus, pas un euro de moins !

contact : ) 06 43 24 42 15

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Je tiens à exprimer ma condamnation et mon indignation devant l’attaque meurtrière de l’armée israélienne contre la flottille de 6 navires de matériels humanitaire destiné à Gaza. Il est intolérable que le gouvernement israélien puisse ainsi utiliser la force armée au prix d’un véritable massacre avec pour seul objectif de faire respecter quoiqu’il en coûte un blocus illégal et illégitime. En ces heures dramatiques la solidarité avec le peuple palestinien doit se marquer avec force.

 

Une fois encore Israël se met en dehors des règles les plus communément admises dans les relations internationales. Cette attaque injustifiable et consternante suscite une forte émotion. Elle doit conduire les autorités françaises et leurs partenaires européens à rappeler fermement Israël au respect du droit international et à prendre les initiatives qui s’imposent.

 

Le blocus de Gaza doit être immédiatement levé, à défaut des sanctions internationales lourdes devraient être prises, notamment la suspension de l’accord UE/Israël. La France doit exiger la réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’ examiner la grave situation ainsi créée et pour décider collectivement des mesures nécessaires pour contraindre Israël à appliquer les résolutions de l’ONU.

 

Marie-George Buffet


Secrétaire nationale Du PCF

 

Paris, le 31 mai 2010

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Les salariés de PTPM mènent la bataille contre la fermeture annoncée de leur entreprise. Leur résistance a permis que l’usine soit toujours là, avec le soutien massif de la population d’Aÿ et avec la plainte contre le groupe Trêves pour utilisation frauduleuse de fonds publics déposée par des milliers de citoyens.

 

Depuis des années, le groupe tente de fermer la PTPM. Les élus communistes, de la ville d’Aÿ, Karine Jarry au Conseil Régional, les députés Pierre Gosnat et Daniel Paul se sont engagés pour défendre l’intérêt des salariés et l’emploi sur notre bassin de vie. Il ne s’agit pas de faire de la figuration pour dédouaner le gouvernement et le patronat à l’image du député UMP Philippe Martin. Malgré quelques apparitions à Aÿ, ce dernier soutient mordicus la politique de casse industrielle menée par la majorité à laquelle il appartient.

 

La casse de l’industrie… avec nos impôts

 

Le groupe Trêves a bénéficié de 55 millions d’euros du Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles (FMEA). Le groupe utilise l’argent public pour démanteler deux sites en France, Sodimatex qui vient de fermer dans l’Oise et PTPM. Le journal l’Humanité a apporté la preuve qu’il s’agissait d’une délocalisation financée par l’Etat. Les décisions du groupe Trêves ont toujours été approuvées par le ministre de la « désindustrie » Christian Estrosi.

 

Devant l’arrogance des dirigeants du groupe et cette forme de  détournement de fonds publics, les salariés ont été contraints à des ultimatums pour qu’enfin puissent se réunir toutes les parties autour d’une table le 3 mai dernier, comme ils le demandaient depuis des mois. Le 5 mai, la direction de l’entreprise décide en catimini la « fermeture temporaire » de l’usine et tente par tous les moyens de se défiler de ses responsabilités et de tout dialogue.

 

 

La loi du profit contre les hommes et les territoires

 

Dans l’histoire de la PTPM, on assiste à une violence terrible qui n’est pas montrée dans les médias, une violence de classe subie par les salariés avec un groupe qui sacrifie un savoir-faire industriel reconnu et performant sur l’autel de la spéculation financière. C’est ce genre d’attitude qui conduit notre société dans une profonde crise avec de lourdes conséquences sociales.

- Une fois de plus, les intérêts financiers du capital priment sur l’intérêt de tous.

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Dans le « document d’orientation sur la réforme des retraites » qu’il vient de rendre public, le gouvernement prolonge son opération de dissimulation, avec l’objectif d’empêcher l’indispensable débat public et citoyen.

Mais il a beau cacher ses intentions en n’annonçant toujours pas les mesures précises, la vérité se dessine maintenant clairement. Le gouvernement ne retient qu’une seule piste : l’allongement de la durée d’activité envisagé par le recul de l’âge légal et l’augmentation de la durée de cotisation. C’est la fin de la retraite à 60 ans qui est programmée !



Le gouvernement ne cherche pas à sauver les retraites mais à donner des gages aux tout puissants marchés financiers, aux agences de notation et aux spéculateurs. Il ferme la porte à tout débat sur l’augmentation des cotisations patronales pour protéger la part des profits dans la valeur ajoutée et ignore toute mesure sur la relance de l’emploi qui peut seule assurer la pérennité du système.

La contribution de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital que certains estiment à 2 milliards d’€ égratignerait à peine les immenses gâchis financiers actuels tandis que le niveau des pensions s’effondrerait. C’est une nouvelle fuite en avant !

Ce plan s’inscrit dans un plan d’austérité aux mesures socialement et économiquement dangereuses. En Grèce comme en France, en Europe, refusons que nos pays emboîtent le pas de cette capitulation devant les profiteurs de la crise.

La retraite à 60 ans à taux plein n’est pas négociable et son financement est possible. Le PCF propose :
- Une réforme du financement passant par une refonte des cotisations avec la modulation de leur calcul, pour pénaliser les entreprises qui réduisent l’emploi et les salaires.
- Dans l’immédiat la mise en place de cotisation au même taux que pour les salaires sur les revenus financiers des entreprises pour la protection sociale dont les retraites qui rapporterait 22 milliards d’€.

Dans ces conditions, le PCF invite à un rassemblement de riposte le 19 mai à Paris, place de la rotonde au métro Jean-Jaurès. Soyons nombreux ce soir là à crier haut et fort « Ce n’est pas aux peuples de payer la crise du capitalisme ! »

Nous appelons à une très large mobilisation le 27 mai à l’appel de l’intersyndicale pour défendre l’emploi, les salaires et les retraites, et aussi dénoncer le gel des dépenses publiques annoncé par le gouvernement.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

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En recyclant une partie des thèses du F-Haine, la droite prend consciemment le risque d’en faire la promotion. Avec au bout du compte la menace de voir les électeurs préférer l’original à la copie, comme lors des dernières régionales. Mais l’UMP s’enferme dans son choix : plus Sarkozy dégringole dans les urnes et les sondages, plus il actionne le levier du F-Haine.

Pourquoi ? Au-delà des calculs politiciens, la droite théorise qu’il y aurait quoi qu’il arrive, de l’utilité pour imposer son projet de société. Car la « lepenisation des esprits » favorise les reculs sociaux. Le Pen père et fille font le sale boulot en incitant à se tromper de colère, à s’en prendre aux étrangers. Une fois passé le rouleau compresseur de l’apprentissage du racisme, il devient plus facile de mener vers l’impasse libérale les citoyens en perte de repère. L’UMP s’appuie sur les mécanismes ainsi enclenchés.

Pour que le débat ne s’oriente pas vers une mise en cause des politiques libérales, il faut pousser les citoyens à regarder ailleurs. Quitte à pointer du doigt les chômeurs et les rmistes qui vivraient royalement, les malades qui abuseraient de soins, les jeunes des banlieues et les sans papiers qui mettent en danger notre république... Tout y passe. Et de nouvelles cibles apparaissent au fil de l’actualité. Dernièrement, ce sont les grecs qui viennent de se transformer en un peuple profiteur, passé maître dans l’art de la fraude fiscale généralisée. C’est tout ce monde qu’il faudrait sanctionner, réprimer, surveiller, expulser. Et les grecs ? Ce n’est pas un système qui est en cause. Non, c’est un peuple qu’il faut mater et asphyxier, au risque sinon d’une contagion. Voilà le bruit de fond tristement efficace qui est distillé quotidiennement. Efficace parce que pré mâché, facile à véhiculer, et formidablement destructeur pour la solidarité et la citoyenneté.

Surfant sur la « lepenisation des esprits », la droite ne cesse d’en rajouter. Prenons un seul exemple, qui vient du département voisin. Le Conseiller général UMP des Ardennes, Pierre Cordier, est intervenu publiquement pour dire que « depuis 30 ans, ce sont toujours les mêmes qui trinquent (…), tous ces Ardennais qui paient sans rien dire et qui voient leur voisin obtenir une panoplie d’aides parce qu’ils ne travaillent pas ». Ah, ces voisins, ces pauvres qui trafiquent et vivent comme des riches ! Voilà l’explication de la crise. Il faut donc bien leur serrer la vis, leur supprimer les allocs, leur démanteler les services publics dont ils abusent, et les retraites qu’ils ne sont pas assez nombreux à payer pour cause de démographie. « C’est de la faute aux autres » : Le Pen a (ré)ouvert la voie, l’UMP s’y engouffre et n’en sortira plus. La tâche est immense pour les progressistes. La gauche doit barrer la route aux uns et aux autres avant qu’ils ne forment qu’un.

Depuis 25 ans, la seule diabolisation du F-Haine a montré son inefficacité. Comme pour la lutte contre le racisme, la bataille contre « le rejet de l’autre » doit être politique. Pour recréer l’espoir et une alternative crédible à gauche.

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Les sapeurs pompiers ont besoin de moyens

 

pas de répression !

 

 

Les sapeurs pompiers marnais ont mené de nombreuses actions depuis décembre pour défendre le service public d’incendie et de secours. Ils dénoncent un sous effectif dangereux pour la population. Trois mois de lutte auront été nécessaires pour obtenir un début timide de négociation.

 

Nombreux sont les citoyens et les élus à dire que le service de secours, dont le président est M. De Courson, doit obtenir de vrais moyens. Au lieu de cela, M. De Courson, Nouveau centre-UMP, Vice-président du Conseil général, veut étouffer les revendications : il fait tomber des sanctions contre 13 pompiers et dépose une plainte contre le syndicat CGT pour des prétextes fallacieux.

 

Les sapeurs pompiers ne sont pas des délinquants. Ils se dévouent au quotidien et nous leur en sommes reconnaissants. Ils sont réprimés parce qu’ils réclament des moyens dans l’intérêt de la population.

 

Toutes et tous solidaires

 

Ensemble, obtenons l’annulation de toutes les sanctions contre les sapeurs pompiers Marnais, l’arrêt des procédures judiciaires à leur encontre, et exigeons des effectifs suffisants pour répondre aux besoins de secours et d’incendie.

 

 

Nom  prénom

Adresse

Signature

 

 

 

 

 

 

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La dynamique construite dès le 1er tour a permis à la gauche rassemblée, élargie à Europe écologie, de l’emporter largement au second tour avec 44,31 % des suffrages, contre 38,51 % à l’UMP et 17,1 % à l’extrême droite.

La gauche dispose de 29 élus sur les 49 que compte l’assemblée du Conseil régional de Champagne-Ardenne. Les élus communistes sont au nombre de 6.

Jean-Paul Bachy réélu Président de Région

Le Président du Conseil régional et le nouvel exécutif ont été installés vendredi 26 mars lors de la séance plénière réunissant l’ensemble des élus issus du scrutin des 14 et 21 mars. Fort du succès de la liste de la gauche rassemblée, Jean-Paul Bachy (divers gauche) a été réélu par les 29 conseillers régionaux de la majorité. L’UMP Jean-Luc Warsmann a recueilli logiquement les voix des 14 élus de droite, le candidat d’extrême droite recevant celles des élus du FN.

Concernant l’exécutif, le Président de Région a décidé de prendre en charge lui-même le développement économique et l’emploi, pour envoyer un signal fort : l’emploi sera la priorité de la majorité de gauche au Conseil régional. Le Président s’appuiera néanmoins sur un conseiller régional délégué.

Un nouvel exécutif

12 vice-présidents ont été élus, dont 2 communistes. La délégation pour l’égalité entre les femmes et les hommes, mise en place lors du dernier mandat, sera de nouveau assurée par Karine Jarry.

La Commission permanente a également été élue. Elle traite de nombreux dossiers, attribue des financements et suit les affaires courantes entre les séances plénières. Elle est représentative à la proportionnelle de la composition de l’assemblée et doit respecter la parité. Pour prendre en compte la nouvelle donner politique, la majorité de gauche a proposé d’élargir la commission de 25 à 29 membres. L’UMP s’y est opposé en prétextant une « augmentation des coûts de fonctionnement et de structure ». En fait de quoi, l’augmentation ne représente qu’une broutille, infinitésimale au regard du budget du Conseil régional. Dans la Région voisine, la Lorraine, le Président nouvellement élu a proposé rien de moins que d’élargir la Commission permanente à tous les élus, et la droite a voté… pour. C’est donc moins un problème de dépense qu’une manoeuvre politique que la droite voulait orchestrer en Cha mpagne-Ardenne.

Autre enseignement concernant la Commission permanente, les principaux responsables de l’UMP ont fait le choix de ne pas y siéger. Ni Warsmann, ni Apparu, ni Menuel. Cela montre à quel point ils ont l’intention de s’investir dans les dossiers régionaux…

Tout cela n’empêche pas la droite d’annoncer la couleur en séance plénière : elle apporte sans surprise son plein soutien à la réforme des collectivités territoriales en faisant sienne l’idée qu’il faut réduire l’autonomie financière de notre Région. Rappelons pour mémoire que la suppression de la Taxe professionnelle a déjà une conséquence budgétaire lourde : notre région aura une maîtrise sur moins de 10 % de ses recettes. A cela, il faut ajouter une diminution à venir des dotations de l’Etat, puisque celles-ci ne sont désormais plus basées sur l’inflation. En 2010, c’est déjà 500 000 € en moins pour la Champagne-Ardenne.

L’asphyxie des collectivités locales est donc une véritable stratégie assumée par la droite visant à pousser les collectivités à abandonner ou à privatiser des services publics locaux. Le discours de Warsmann, instigateur de la réforme des collectivités, en est l’illustration.

La composition politique du Conseil régional :

La majorité de gauche est composée de 29 élus (28 élus lors du dernier mandat) : 18 élu-e-s pour le groupe socialiste 6 élu-e-s pour le groupe communiste 5 élu-e-s pour le groupe Europe écologie

A droite, l’UMP et le Nouveau Centre disposent de 14 élu-e-s et le FN de 6 élus.

Les Conseillers régionaux communistes en Champagne-Ardenne Karine Jarry – Marne Pierre Mathieu – Aube Michèle Leflon - Ardennes Jean Claude Dammerey – Haute-Marne Franck Leclère – Marne Franck Tuot -Ardennes

Karine Jarry est Présidente du groupe communiste

Le nouvel exécutif régional :

Président : Jean-Paul Bachy

Les vice-présidents : l) Jacques Meyer (enseignement supérieur, recherche, innovation) Marne (PS)

2) Lorette Joly (lycée, apprentissage) Aube (PS)

3) Gérard Berthiot (vie associative, jeunesse, sports, éducation populaire) Marne (PS)

4) Nathalie Dahm (culture et patrimoine) Marne (PS)

5) Pierre Mathieu (infrastructures, transports, mobilité durable) Aube (PCF)

6) Claudine Ledoux (relations internationales) Ardennes (PS)

7) Yves Fournier (Aménagement du territoire) Aubde (PS)

8) Patricia Andriot (économie sociale et solidaire) Haute-Marne (EE)

9) Roland Daverdon (agriculture, forêt, tourisme) Haute-Marne (PS)

10) Michèle Leflon (formation professionnelle, orientation) Ardennes (PCF)

11) Raymond Joannesse (développement durable) Marne (EE)

12) Joëlle Barat (santé, handicap) Ardennes (PS)

Conseillers régionaux délégués :

Jean Marie Meunier, Conseiller régional délégué au développement économique et à l’emploi Karine Jarry, Conseillère régionale déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes

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« Le Sidaction 2010 va permettre à nouveau un grand élan de solidarité à travers le pays pour dégager des moyens supplémentaires pour la lutte contre le sida. C’est l’occasion de rappeler que le virus reste très actif et d’alerter sur le besoin de fonds publics pour la recherche.

Des millions de personnes dans le monde qui ont besoin d’un traitement contre le VIH/sida, ne disposent pas de ces médicaments. De même, deux femmes enceintes sur trois ne bénéficient pas des services qui empêchent une transmission du virus de la mère à l’enfant, tandis que les nouvelles infections progressent à un rythme plus rapide que l’accès au traitement.

Il faut aujourd’hui, dans ce contexte, une action politique plus déterminée. L’accès universel aux mesures de prévention et aux traitements doit devenir une réalité pour les centaines de millions de personnes qui sont vulnérables à l’infection par le VIH ainsi que pour les millions de personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Investir correctement aujourd’hui permettrait de diminuer de moitié d’ici 2015 le nombre de nouvelles infections.



La France est la deuxième communauté pour la recherche sur le sida après les Etats-Unis. Pourtant, le Président de l’Agence nationale de la Recherche sur le Sida (ANRS), le professeur Delfraissy, dénonce la « faillite budgétaire », la « faillite scientifique » auxquelles il est confronté. Il en appelle à l’Etat : la recherche sur le sida est « une priorité nationale qui relève d’une décision politique ». Il faut que les pouvoirs publics entendent cet appel, répondent à cet appel.

La France a la capacité d’augmenter les crédits alloués à la lutte contre le sida et, pour faire avancer la recherche, il faut des moyens. »

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Céline Braconnier, chercheuse en sciences politiques, alerte sur l’absence de prise en compte de l’abstention qui se répand au-delà des quartiers populaires.

Céline Braconnier, maître de conférences de science politique à l’université de Cergy, était l’auteure, en 2007, avec Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique à l’université de Montpellier-I, de la démocratie de l’abstention (disponible chez Gallimard « Folio ») dans lequel ils livraient les résultats détaillés d’une enquête sociologique de plus de quatre ans au sein de la cité des Cosmonautes, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), portant sur les pratiques du vote en milieu populaire. Trois ans après l’avoir rencontrée à cette occasion (voir l’Humanité du 14 mars 2007), retour sur l’abstention massive constatée aux deux tours des régionales, à la lumière de ses travaux.

Dans l’entretien que nous avions publié en 2007, vous expliquiez que le déclin du travail figure parmi l’une des raisons de l’abstention. Les 600 000 emplois qui ont été depuis détruits en France amplifient-ils le phénomène ?

Céline Braconnier. L’extension du chômage et de la précarité ont des effets plus ou moins indirects sur la démobilisation électorale. Le travail est traditionnellement un lieu de socialisation politique. Jusqu’au début des années quatre-vingt, il était un des lieux d’encadrement politique pour les milieux populaires. Plus il y a de salariés qui échappent à ce cadre-là, moins il y a de chance qu’ils s’intéressent à la politique et aillent donc voter. On remarque d’ailleurs que les petits fonctionnaires font partie du noyau dur des votants. C’est bien qu’il y a un lien entre l’instabilité de l’emploi et la constance électorale. Par contraste, plus on est dans la précarité salariale, plus le rapport au vote est distendu.


L’absence d’encadrement politique est-elle la seule origine de l’abstention des salariés ?

Céline Braconnier. L’encadrement politique dont bénéficiait le milieu populaire en France expliquait un taux de mobilisation électorale plus élevé par rapport aux États-Unis, par exemple. Mais il y a évidemment un cumul de facteurs, dont le désenchantement très marqué à l’égard de la politique. Après une succession d’alternances gauche/droite, qui n’a pas abouti à une amélioration de la vie, les citoyens ont arrêté de croire dans la capacité du vote à transformer la situation.


Cette abstention est-elle de l’ordre de la sanction ?

Céline Braconnier. Non, dans la mesure ou il n’existe pas de stratégie politique ni de calcul. Il y a juste une indifférence liée au désenchantement. Dès lors ou il n’y a pas une campagne électorale de très haute intensité, comme en 2007, la politique ne pénètre pas dans les foyers qui ne parlent pas de politique. Ce qui domine dans les quartiers populaires, notamment chez les jeunes, c’est l’indifférence. Puisqu’on ne s’occupe pas d’eux, qu’ils n’ont pas les mêmes droits que le reste de la population, qu’ils ont un fort sentiment d’être discriminés, ils ne voient pas de raison de s’intéresser à la chose politique et de faire un effort au moment du vote.


Vos travaux montrent que l’abstention et la non-inscription sur les listes électorales deviennent la norme dans les cités populaires. Se posera-t-il à terme la question de la légitimité des élus ?

Céline Braconnier. Le faible taux de votants pose en effet un réel problème de légitimité des élus. Il faudra bien prendre conscience de cette situation. Or les politiques ont tendance à y prêter attention uniquement le soir des résultats électoraux. Ils célèbrent des victoires ou regrettent des échecs mais sans en tenir compte dans leurs interprétations. On peut s’en contenter, à l’image des États-Unis. La démocratie américaine fonctionne ainsi depuis plus de cinquante ans. Les taux d’abstention recueillis aux régionales sont dans la moyenne de ceux que l’on enregistre traditionnellement outre-Atlantique.


Cette norme est-elle en train de se répandre dans les villes particulièrement touchées par les restructurations d’entreprises ?

Céline Braconnier. Nous n’avons pas de données précises pour mesurer comment la dynamique en cours depuis plusieurs années tend à s’amplifier et à se répandre dans des milieux plus larges que les cités. Mais ce serait logique que ce phénomène s’élargisse. Un fait révélateur me marque : l’abstention se développe dans le milieu associatif des quartiers populaires. Les militants associatifs sont des citoyens plus politisés, ce sont des meneurs qui traditionnellement arrivent à convaincre de la nécessité du vote. Aujourd’hui, leur rapport à la politique institutionnelle commence à se distendre. Eux-mêmes pratiquent l’intermittence électorale. Les mécanismes informels de mobilisation électorale s’enrayent. Du coup, la dynamique abstentionniste s’amplifie.

 

Entretien réalisé par Mina Kaci

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L’échec de la droite aux élections régionales a au moins une première conséquence sociale : l’« abandon » de la taxe carbone.

Ce nouvel impôt que nous avons toujours considéré comme injuste et inefficace meurt après son rejet par le Conseil constitutionnel. Le PCF s’en félicite. Toutefois, il faut rester vigilant et combattre avec la même force le projet européen de taxe carbone aux frontières qui s’avèrera tout aussi inefficace.

En effet, si ce projet devait voir le jour ne servirait qu’à renforcer le dumping social et l’exploitation des salariés au sein des entreprises pour les pays en développement. Les enjeux réels du changement climatique à l’échelle du monde demandent que soit pris en considération la dette climatique des pays industrialisés à l’égard des pays du SZud et d’aider ces derniers au travers de transferts de technologies leur permettant de contribuer à cette ambition.

Nous continuerons à privilégier la construction d’un monde de coopération et donc à la fin de toute domination.

Parti communiste français,

Paris, le 24 mars 2010.
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Réforme de la retraite, austérité budgétaire… Malgré le verdict des urnes, le pouvoir sarkozyste ne veut pas renoncer.

Enfermés, la semaine passée, dans le déni du message du premier tour, le gouvernement et l’UMP camperont-ils encore, au lendemain du second tour des régionales, sur leur refus d’infléchir leur politique  ? C’est à craindre. Nicolas Sarkozy a pris les devants, décrétant, dès le 12 mars  : «   scrutin régional, conséquences régionales  ». Une fin de non-recevoir tout juste assortie d’un formel  : «  Cela ne veut pas dire que je ne dois pas écouter les Français.  » Mais le chef de l’État laissait clairement comprendre qu’il n’entendait renoncer à aucun de ses desseins antisociaux annoncés ces dernières semaines.

 

À commencer par la réforme des retraites, dont le coup d’envoi, de fait, sera donné le 15 avril avec la publication, par le conseil d’orientation des retraites, des projections financières de l’assurance vieillesse. Les besoins accrus de financement qui seront alors mis en lumière devant servir de prétexte pour prôner un nouvel allongement de la durée de cotisation et un recul de l’âge légal de départ. Dans le collimateur également, les hôpitaux, toujours sommés de revenir à l’équilibre budgétaire en sabrant dans leurs effectifs, à l’exemple de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui veut faire une croix sur 4 000 emplois. La résistance opiniâtre des médecins et personnels de l’AP-HP a mis un grain de sable dans la machine, et, devant l’ampleur des mécontentements, l’hypothèse d’un changement de ministre circulait ces jours derniers. Roselyne Bachelot, débarquée, resterait encore à triompher de la politique qu’elle a servie. Or, loin de les voir s’atténuer, il faut s’attendre à un renforcement des contraintes sur l’hôpital comme sur l’ensemble de la protection sociale.


Au nom de la lutte contre les déficits, et sous la pression de Bruxelles, le gouvernement a promis de prendre «  des décisions extrêmement importantes en avril  » pour réduire dépenses publiques et sociales. À l’étude, entre autres, des mesures pour rendre plus impératifs les «  objectifs de dépenses  » pour l’assurance maladie, pour les administrations et les collectivités locales. Mais aussi une réforme du financement de la Sécu, avec la très injuste «  TVA sociale  », qui, a dit Sarkozy, est «  bien à l’ordre du jour  ».

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Cher-e camarade,
 La gauche rassemblée vient de remporter une belle victoire face à la droite dans notre région. La dynamique du rassemblement que nous avons initiée a permis de renforcer la gauche au Conseil régional et d’élire 6 élu-e-s communistes parmi les 29 nouveaux membres de la majorité. Dans notre département, c’est historique, la gauche est nettement en tête avec près de 6 points d’avance sur la droite. La fédération de la Marne tient à remercier l’ensemble des militant-e-s qui ont contribué à cette victoire en s’engageant pleinement dans la campagne. Nous t’invitons à venir lever le verre de l’amitié avec Karine Jarry et Franck Leclère, qui viennent d’être élus.

 Le mercredi 24 mars à 19h00 Au siège de la fédération 25 rue des Poissonniers à Reims

 En espérant te retrouver mercredi soir pour un moment de convivialité et de fraternité, pour envisager ensemble l’avenir dans notre région grâce à cette victoire, reçois, cher-e camarade, mes fraternelles salutations.

Cédric LATTUADA Secrétaire Départemental
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Quel encouragement ce sera, pour les salariés et leurs organisations, de disposer d’élus au sein des majorités de gauche qui sortiront des urnes dimanche soir, aptes à relayer leurs mobilisations.


Cette droite est décidément prête à tout. Jusqu’à utiliser les morts ou à en inventer pour conjurer une déroute électorale annoncée depuis dimanche dernier. François Fillon et les porte-flingue patentés de l’UMP pourront tourner la chose comme il leur plaira. Quand, mercredi soir, le premier ministre est monté à la tribune de la salle de la Mutualité à Paris, c’était tout à la fois pour soutenir sa candidate ministre, l’une des vingt personnalités du pouvoir envoyées au combat régional par l’Élysée, et pour racoler les électeurs, en un discours mêlant les thèmes à vocation écologique à ceux qui ont fait le miel de la droite extrême. Soit un douteux pâté d’alouette allant jusqu’au dérapage d’annoncer le décès d’un fonctionnaire de police gravement blessé à Épernay. Après avoir donné dans la campagne de caniveau avant le premier tour et lancé le pseudo-débat sur l’« identité nationale », la droite néolibérale utilise maintenant le thème de la « sécurité », qui fut au cœur de la construction de l’image politique de Nicolas Sarkozy avant 2007. Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, « trouve ça normal ». Sur ce terrain-là, on pourrait demander qui est au pouvoir depuis 2002 ? Qui fut ministre de l’Intérieur hier et est chef de l’État aujourd’hui ? Au-delà, il apparaît clairement que les hommes du président sont prêts à tout pour capter les voix qui leur ont fait défaut, par l’abstention ou le vote d’extrême droite. C’est dire toute l’importance que revêt le scrutin de ce dimanche.

Qu’au soir du 21 mars, la claque du premier tour infligée à la droite soit confirmée voire amplifiée aura grand sens. C’est dire l’enjeu pour les électeurs et militants de la gauche rassemblée de rester mobilisés et de gagner au vote le plus grand nombre possible de celles et ceux qui, dans l’électorat populaire, n’ont pas cru utile de se déplacer aux urnes le 14 mars dernier. Remise en cause du droit à la retraite, casse de l’école et de l’hôpital publics, attaques contre la justice, privatisation rampante de la SNCF avec ses effets sur le fret et les TER, soutien aux projets patronaux d’attaques contre les droits des salariés et de leurs représentants, projet de TVA sociale pour offrir encore plus de cadeaux à la finance et écraser davantage les revenus du monde du travail… Cette droite mérite une deuxième claque dimanche, sans ambiguïté. Quel encouragement ce sera, pour les salariés et leurs organisations, de disposer d’élus au sein des majorités de gauche qui sortiront des urnes dimanche soir, aptes à relayer leurs mobilisations comme leur vigilance nécessaire sur l’attribution des fonds publics régionaux ou la défense des services publics. La crise du capitalisme ne connaît pas de parenthèse. Jeudi prochain, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept, tous partisans du traité de Lisbonne, se réuniront. Ils veulent imposer de nouveaux sacrifices aux peuples au profit des mêmes forces financières qu’ils ont remis en selle et déjà à l’origine du désastre actuel, quitte à déclencher une véritable guerre monétaire et économique meurtrière pour les pays les plus faibles. Fait nouveau, dans cette même période, les salariés n’ont pas mis non plus leurs revendications sous leur mouchoir. Les luttes pour les salaires s’étendent comme feu de paille. Quel encouragement à les amplifier, dès mardi prochain à l’appel des syndicats, si le pouvoir, qui veut imposer une cure d’austérité sans précédent, et le Medef, qui le soutient, étaient de nouveau lourdement sanctionnés après-demain.

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