Avril, pluie de mauvais coups à prévoir

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Réforme de la retraite, austérité budgétaire… Malgré le verdict des urnes, le pouvoir sarkozyste ne veut pas renoncer.

Enfermés, la semaine passée, dans le déni du message du premier tour, le gouvernement et l’UMP camperont-ils encore, au lendemain du second tour des régionales, sur leur refus d’infléchir leur politique  ? C’est à craindre. Nicolas Sarkozy a pris les devants, décrétant, dès le 12 mars  : «   scrutin régional, conséquences régionales  ». Une fin de non-recevoir tout juste assortie d’un formel  : «  Cela ne veut pas dire que je ne dois pas écouter les Français.  » Mais le chef de l’État laissait clairement comprendre qu’il n’entendait renoncer à aucun de ses desseins antisociaux annoncés ces dernières semaines.

 

À commencer par la réforme des retraites, dont le coup d’envoi, de fait, sera donné le 15 avril avec la publication, par le conseil d’orientation des retraites, des projections financières de l’assurance vieillesse. Les besoins accrus de financement qui seront alors mis en lumière devant servir de prétexte pour prôner un nouvel allongement de la durée de cotisation et un recul de l’âge légal de départ. Dans le collimateur également, les hôpitaux, toujours sommés de revenir à l’équilibre budgétaire en sabrant dans leurs effectifs, à l’exemple de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui veut faire une croix sur 4 000 emplois. La résistance opiniâtre des médecins et personnels de l’AP-HP a mis un grain de sable dans la machine, et, devant l’ampleur des mécontentements, l’hypothèse d’un changement de ministre circulait ces jours derniers. Roselyne Bachelot, débarquée, resterait encore à triompher de la politique qu’elle a servie. Or, loin de les voir s’atténuer, il faut s’attendre à un renforcement des contraintes sur l’hôpital comme sur l’ensemble de la protection sociale.


Au nom de la lutte contre les déficits, et sous la pression de Bruxelles, le gouvernement a promis de prendre «  des décisions extrêmement importantes en avril  » pour réduire dépenses publiques et sociales. À l’étude, entre autres, des mesures pour rendre plus impératifs les «  objectifs de dépenses  » pour l’assurance maladie, pour les administrations et les collectivités locales. Mais aussi une réforme du financement de la Sécu, avec la très injuste «  TVA sociale  », qui, a dit Sarkozy, est «  bien à l’ordre du jour  ».

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