PTPM : La bataille de L'EMPLOI

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Les salariés de PTPM mènent la bataille contre la fermeture annoncée de leur entreprise. Leur résistance a permis que l’usine soit toujours là, avec le soutien massif de la population d’Aÿ et avec la plainte contre le groupe Trêves pour utilisation frauduleuse de fonds publics déposée par des milliers de citoyens.

 

Depuis des années, le groupe tente de fermer la PTPM. Les élus communistes, de la ville d’Aÿ, Karine Jarry au Conseil Régional, les députés Pierre Gosnat et Daniel Paul se sont engagés pour défendre l’intérêt des salariés et l’emploi sur notre bassin de vie. Il ne s’agit pas de faire de la figuration pour dédouaner le gouvernement et le patronat à l’image du député UMP Philippe Martin. Malgré quelques apparitions à Aÿ, ce dernier soutient mordicus la politique de casse industrielle menée par la majorité à laquelle il appartient.

 

La casse de l’industrie… avec nos impôts

 

Le groupe Trêves a bénéficié de 55 millions d’euros du Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles (FMEA). Le groupe utilise l’argent public pour démanteler deux sites en France, Sodimatex qui vient de fermer dans l’Oise et PTPM. Le journal l’Humanité a apporté la preuve qu’il s’agissait d’une délocalisation financée par l’Etat. Les décisions du groupe Trêves ont toujours été approuvées par le ministre de la « désindustrie » Christian Estrosi.

 

Devant l’arrogance des dirigeants du groupe et cette forme de  détournement de fonds publics, les salariés ont été contraints à des ultimatums pour qu’enfin puissent se réunir toutes les parties autour d’une table le 3 mai dernier, comme ils le demandaient depuis des mois. Le 5 mai, la direction de l’entreprise décide en catimini la « fermeture temporaire » de l’usine et tente par tous les moyens de se défiler de ses responsabilités et de tout dialogue.

 

 

La loi du profit contre les hommes et les territoires

 

Dans l’histoire de la PTPM, on assiste à une violence terrible qui n’est pas montrée dans les médias, une violence de classe subie par les salariés avec un groupe qui sacrifie un savoir-faire industriel reconnu et performant sur l’autel de la spéculation financière. C’est ce genre d’attitude qui conduit notre société dans une profonde crise avec de lourdes conséquences sociales.

- Une fois de plus, les intérêts financiers du capital priment sur l’intérêt de tous.

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