TOUS ENSEMBLE Pour nos retraites

Publié le par Section du Parti Communiste d'Epernay

Mardi 12 octobre 10 h 00  Place Carnot à Epernay

 

Début octobre, 3 millions de manifestants ont dit leur refus de la casse de la retraite à 60 ans, soutenus par 71 % de nos concitoyens.

Sarkozy et Fillon tentent de passer en force. Ils utilisent le mépris plutôt que le dialogue. L’UMP, le MEDEF et le Front national applaudissent.

A l'inverse, les syndicats unis sont déterminés à faire céder le gouvernement. Et plus le pouvoir s’entête, plus la la mobilisation s’amplifie.

 


 

Zone de Texte: Les mensonges de l’UMP : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer » disait Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République le 6 avril 2007. Le 2 mai 2007, interrogé s’il augmenterait l’age de départ à la retraite, le même déclarait : « Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela »… Ne pas se faire voler nos bonnes années de retraite ! Les salariés tiennent aux 60 ans parce que l’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes. Et 59 ans our les ouvriers…

 

Non au recul de société !

 

Retraite à 62 ans ou à 67 ans à taux plein : nos vies seraient mises à mal. Le projet sarkozyste est totalement injuste car il fait reposer l’effort sur le monde du travail et des retraités. Les puissances industrielles et financières sont quasiment exonérées. Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale et des retraites.

 

Les moyens existent pour financer une bonne retraite à 60 ans pour tous.

 

Au premier semestre 2010, les profits des seules entreprises du CAC 40 ont augmenté de 85 % (42 milliards d’euros). Où va cet argent ? Sur les marchés financiers. Il n’y aura rien pour les salariés, rien pour les services publics, rien pour la protection sociale, des miettes pour la recherche, et rien pour les retraites ! Voilà le problème !

 

Rien n'est joué

 

Le débat parlementaire se poursuit au Sénat. Même si les sénateurs de droite votent tout ou partie du texte, rien n’est joué. Car ce qui a été fait peut être défait. Cela a été le cas en 2006 quand la mobilisation a obligé De Villepin à abandonner le contrat première embauche (CPE). La loi avait pourtant été votée et promulguée.

 

 

Un déficit organisé…

 

Zone de Texte: Travailler plus longtemps ? Une aberration 6 seniors sur 10 sont hors emploi à l’heure de la retraite… 25 % des 15/24 ans sont à la recherche d’un emploi.En 2003 déjà, Fillon promettait que sa réforme « sauvegarderait » le système… La vérité est que les réformes successives dégradent le niveau des pensions, creuse les inégalités entre les femmes et les hommes. Sous prétexte de sauver les retraites, l’UMP casse le système. La droite veut pousser les salariés à se tourner vers les assurances privées.

Zone de Texte: Attention zone de turbulence ! Depuis des mois, l’UMP essaie par tous les moyens de diviser, de nous manipuler. Plus le mensonge est gros… On connaît la chanson. Ils voudraient que l’attention des Français se tourne davantage vers les campements de Roms qu’en direction des questions sociales, ils voudraient que le mouvement social s’essouffle ou dérape pour le couper de l’extraordinaire soutien populaire. Mais rien n’y fait. Les citoyens ne tombent pas dans le panneau. Ils réfléchissent, discutent, confrontent les opinions. Continuons de diversifier nos sources d’information.Le déficit des retraites est une réalité, mais il est le résultat de choix politiques, d’un manque de financement. La haute finance est ainsi exonérée de toute participation à l’effort social. Les déficits des retraites ou de la sécu, volontairement entretenus, servent d’argument « choque » pour tenter d’imposer des reculs.

 

Il y a des solutions alternatives

 

Fillon répète qu’il n’y a pas d’alternative. C’est faux !

Plus de 200 000 citoyen-nes ont par exemple signé une pétition pour soutenir une proposition de loi alternative des parlementaires communistes et du PG. Il s’agit de :

 

1. Désintoxiquer notre économie de la finance en créant une cotisation des revenus financiers des entreprises et des banques à un taux de 9,9 % = 30 milliards de recettes supplémentaires.

 

Zone de Texte: Ils ne s’arrêteront pas à 67 ans La retraite par répartition est financée par la cotisation. C’est du salaire mis en commun, socialisé. Depuis de longues années, le MEDEF et la droite veulent baisser notre salaire socialisé et mettre la main sur l’argent de nos retraites. Ils cassent le système et les 67 ans ne sont qu’une étape. Déjà en Grande-Bretagne, c’est 68 ans, en Italie ce sera 69 ans…2. Favoriser l'emploi et les salaires, bases du financement des retraites. Il faut instaurer une modulation des cotisations patronales : leur taux serait d'autant plus augmenté que les entreprises joueraient contre l'emploi, les qualifications, les salaires. Il faut stopper les exonérations de cotisations sociales patronales. Cela dégagerait 30 milliards d'euro, dont une partie pourrait être utilisée pour stimuler le crédit pour les investissements créateurs d'emploi.

 

3. Promouvoir la justice socialeen supprimant le bouclier fiscal et en augmentant les contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

 

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