Mais où emmene-t-il notre pays

Le président de la République s’agite, verse dans le people, la crise s’aggrave

 

 

 

Dans notre pays, «  l’argent coule à flots » pour reprendre l’expression des plus grands économistes. Les richesses produites par les salariés dans les entreprises sont considérables. Mais une part importante sert à faire fructifier le capital et se retrouve stérilisée sur les marchés financiers, au détriment des salaires et de l’emploi. En 8 ans, les revenus du capital ont augmenté de 30 %, ceux du CAC 40 de 80 %.

 

Le président de la République et le gouvernement font croire qu’ils défendent le pouvoir d’achat. Vaste tromperie. En réalité, ils ne font rien pour les salaires, le SMIC, les pensions de retraites. Voilà le problème.

 

 

 

20 milliards d’euros pour les plus riches, rien pour les salaires

 

 

 

Le gouvernement profite du contexte de hausse des prix pour casser les 35 heures et inciter à travailler le dimanche. Il prend appui sur le mécontentement des français pour leur faire passer le message suivant : « puisque vous avez des problèmes de pouvoir d’achat, échangez donc les 35 heures contre une petite hausse de salaire…». Pour ceux qui peuvent y prétendre, ces quelques euros supplémentaires couvriront à peine l’augmentation vertigineuse des produits alimentaires, des loyers, du gaz, de l’essence, de l’électricité, etc. Sans compter que notre pouvoir d’achat va être rogné par les franchises médicales, la hausse des mutuelles, les déremboursements de médicaments… Pour les retraités, les salariés précaires, à temps partiels, les privés d’emploi, il n’y aura rien. Rien pour relancer la croissance et l’emploi.

 

 

 

Alors qu’il fait croire que les caisses sont vides, le gouvernement multiplie les cadeaux aux plus riches, à commencer par Sarkozy qui a lui-même triplé son salaire. 20 milliards de cadeaux avec le paquet fiscal, l’allègement de l’Impôt sur la fortune ou la suppression de l’impôt de bourse ! Tout cela est en faveur des actionnaires contre les salariés, en faveur des rentiers contre la France qui se lève tôt. La politique menée par la droite depuis 5 ans engendre un recul social sans précédent. Près d’un salarié sur trois occupe aujourd’hui un travail précaire ou un temps partiel. Et le nombre de travailleurs pauvres s’accroît.

 

 

 

Aujourd’hui la République est en crise. Alors qu’existent de formidables capacités offertes par les progrès scientifiques et technologiques, les inégalités explosent et freinent toutes les possibilités de progrès social et de développement. A un moment où le risque d’une grave crise économique et financière mondiale menace, l’exclusion d’une partie croissante de la population met en péril les principes démocratiques d’égalité et de fraternité.

 

 

 

En France et à Epernay, résister à la politique dévastatrice de l’UMP

 

 

 

Il n’y a pas de fatalité

 

 

 

Six mois après son élection, le président de la République se heurte à de profonds mécontentements. Jamais un président n’avait eu une côte de popularité aussi basse 8 mois après son élection.

 

Nous rencontrons de plus en plus de salariés qui disent avoir été séduits par le volontarisme et les promesses du candidat Sarkozy, et qui aujourd’hui sont déçus, en colère. Malgré la propagande gouvernementale, ils comprennent que l’UMP roule pour les grandes fortunes, et qu’ils n’ont rien à gagner si ce n’est de devoir travailler plus dur, plus longtemps, dans une société moins solidaire et plus violente.

 

Mais il n’y a pas de fatalité. Pour toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs de progrès, il s’agit de riposter. Les fortes mobilisations ces dernières semaines contre la casse des retraites ou des services publics sont un point d’appui.

 

 

 

Rassembler à gauche pour les municipales

 

 

 

En mars 2008 les élections municipales vont avoir lieu. Ce sera un moyen d’envoyer un message clair pour dénoncer les mesures injustes du gouvernement.

 

A Epernay, la politique menée par Franck Leroy est à l’image de celle du gouvernement. Tout est dans l’affichage, nos impôts sont mobilisés pour des projets fastueux, pour le centre ville, l’avenue de Champagne. Le reste passe après.

 

Le développement économique et l’attractivité de notre ville en souffrent. Epernay perd des habitants, la municipalité est incapable de produire une politique permettant aux jeunes de rester, de s’implanter. Il n’y a plus de grands projets, plus d’ambitions. Les structures et les services publics ferment les uns après les autres. 3 écoles ont fermé, il n’y a plus de Banque de France, de FJT, de Cigale musclée, de MJC, les Tribunaux sont menacés, la Sous-préfecture est sur la sellette, quant à l’Hôpital public son avenir est incertain. Pourtant, une municipalité à l’écoute de ses habitants peut mener des actions et enrayer le déclin. La preuve par la mobilisation de tous, qui a permis - à la veille des municipales - le maintien pour l’instant du Conseil de Prud’hommes.

 

 

 
Face à ce constat, il y a besoin de reprendre l’initiative. Nombreux sont celles et ceux qui aspirent au changement à Epernay. Construire et s’approprier sa ville est l’affaire de tous. Les communistes, leurs élus, sont disponibles dans une démarche de construction d’un large rassemblement à gauche, pour un projet progressiste. La gauche peut gagner dans l’unité, dans le respect des sensibilités, pour faire vivre la démocratie. C’est à nous tous de porter cette exigence.

 

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