Réseau Education Sans Frontieres


SAVEZ-VOUS CE QUE L’ETAT FAIT EN VOTRE NOM

A EPERNAY

 

Une petite fille de 4 ans enfermée derrière les barreaux au commissariat de police plusieurs heures avec sa mère, puis emmenée en Centre de Rétention. Nous avons soutenu la maman dans sa demande d'asile liée au risque d'excision de sa fille en cas de renvoi dans son pays, le Mali. La réponse de l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) a été favorable. La fillette reste traumatisée par les conditions de son « arrestation ».

 

Un jeune de 19 ans, d’origine africaine, père d’un bébé d’un mois, en situation régulière, emmené au local de rétention au commissariat de police, (en fait une cellule de garde à vue d’environ 3M2 avec en guise de lit  une planche en bois fixée au mur) Il y passe 3 nuits avant d’être emmené en centre de rétention. ……Expulsion évitée de justesse : en fait, il avait la nationalité française !

 

Une femme  ….de 35 ans, depuis 4 ans en France, arrêtée un matin chez son mari. Après une nuit dans la cellule du local de rétention est emmenée directement à l’aéroport.

 

Un père de 2 enfants de 7 et 4 ans, scolarisés à EPERNAY. Dénoncé suite à des « incitations policières », il est emmené au local de rétention puis directement à l’aéroport. Il est redescendu de l’avion car se manifeste trop bruyamment. Jugé en comparution immédiate pour refus d'embarquement, il est libéré. Actuellement, il se cache en attendant une décision de la cour administrative d’appel qui lui permettrait de rester auprès de ses enfants.

 

       …….Qui ne dit mot consent

SAVEZ-VOUS CE QUE L’ETAT FAIT EN VOTRE NOM

EN FRANCE

         Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu'ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d'enfermement aux frontières de l'Europe…. Chaque jour la descente dans l'ignominie s'accélère. Cet acharnement répressif  brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

L’histoire spécifique de chaque personne, de chaque famille, devient  sans importance : ce qui compte c’est d’atteindre les chiffres fixés.


Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Ces fonds seraient plus utiles pour financer des services publics ou l'aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale


L’enfermement des étrangers adultes et enfants, dans les centres de rétention administrative, limité aujourd’hui à 32 jours risque d’atteindre une durée de 18 mois si une prochaine directive européenne est adoptée.


Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l'opinion des vrais problèmes : pouvoir d'achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations….

 

Cette politique présente les étrangers comme une menace pour "l’identité nationale". Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier.

 

Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.


 

Pour une société fraternelle et solidaire,

un sursaut citoyen s'impose, nous manifesterons tous ensemble

le 5 Avril à Paris



Le Réseau Education sans Frontières  d’EPERNAY organise un

 

Cercle de Silence

Samedi 1° Mars à partir de 15 h.

Place Hugues Plomb.

 

Après la manifestation de REIMS le 15 Décembre, le Cercle de silence de Charleville du 26 janvier :

http://www.educationsansfrontieres.org/?article11265,

Avant CHALONS et d’autres villes de la Région, il nous faut,  régulièrement, lancer un appel aux citoyens.

Pour susciter la curiosité, une quinzaine de personnes en rond, habillées de noir, un masque blanc, silencieuses ; des affiches qui informent de ce qui se passe en France mais aussi à EPERNAY; une distribution de tracts ; un mur d’expression….

 

03.26.55.29.15

resfepernay@orange.fr

http://resf.reims.free.fr/

 www.educationsansfrontieres.org

 


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